Vous pouvez cumuler chômage et création d’entreprise, que vous soyez sur le régime de la micro entreprise ou de la société. Vous pouvez, soit continuer de recevoir vos allocations chômage tout en percevant des revenus de votre société ou bien recevoir 45% de vos allocations restantes afin de financer votre projet. Les aides tels que l’ARE, l’ARCE et l’ACCRE sont les dispositifs impliqués dans le cadre de cette aide aux chômeurs entrepreneurs. Toutefois, il existe un cas particulier, celui des auto-entrepreneurs et des micro-entrepreneurs que nous aborderons par la suite.

Allocation chômage et création d’entreprise : les conditions

Un demandeur d’emploi qui reprend ou crée une entreprise peut percevoir l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) si :

  • il remplit l’ensemble des conditions d’attribution de l’ARE
  • il maintient son inscription à Pôle emploi comme demandeur d’emploi
  • il ne perçoit pas déjà l’aide à la reprise ou création d’entreprise (ARCE).

Même si le demandeur d’emploi gère désormais son entreprise, il doit continuer à s’actualiser chaque mois auprès de Pôle emploi tout en déclarant ses revenus afin de pouvoir prétendre à l’ARE.

Montant et durée de l’allocation

L’ARE versée en cas de reprise ou création d’entreprise est calculée en fonction de l’ARE mensuelle que le demandeur d’emploi aurait reçu s’il n’avait pas repris une activité, auquel on enlève 70 % du salaire brut mensuel procuré par l’activité reprise. Le nombre de jours indemnisables est ensuite calculé en prenant en compte les revenus procurés par la nouvelle activité non salariée.

Attention, le montant de la nouvelle ARE ajouté au salaire issu de l’activité non salariée procuré ne doit pas excéder le salaire journalier de référence (SJR) reçu dans le cadre du dernier emploi.

L’ARE peut être perçue dans la limite de la durée des droits initialement notifiés.

À savoir : Depuis le 1er janvier 2018, lorsque le revenu professionnel ne peut être pas déterminé immédiatement l’allocation versée correspond à 70 % de l’allocation mensuelle normalement due en l’absence de reprise d’activité. Cela concerne par exemple les entrepreneurs individuels, les micro-entrepreneurs qui paient trimestriellement leurs cotisations sociales.

Dans ce cas, une régularisation annuelle interviendra a posteriori.

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